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Une vie à la campagne

Une vie à la campagne - Gérard Dubreuil

Voilà là où je suis bien. Je veux aller dans le grand espace, à la campagne, près des boisés ou des montagnes, là où un test de qualité de l air ne ferait que nous confirmer de la pureté de l’air, et que les doses d’oxygène sont encore meilleures sans cette masse de polluants qui nous inflige son dommage quotidien. J’aimerais habiter ici, mais si je le faisais, je finirais par avoir moins d’occasions de voir le reste de ma famille, et je préfère demeurer près des autres, ainsi que des amis qui me comprennent, mais qui ne voudraient pas me rejoindre. Alors, je demeure en ville et je m’y fais, car c’est cette vie que j’ai choisie.

Par contre, l’idée d’avoir un chalet ou, au moins, de passer quelques fins de semaine une fois de temps à autre dans des endroits éloignés et perdus, me hante constamment. Je ne sais pas si je peux me permettre d’acheter une seconde demeure comme celle-là, même si celle-ci coûte moins cher qu’une maison dans la ville. Je vais y penser, mais je dois aussi me rappeler que je dois compter mes sous pour laisser un héritage à mes enfants. Je voudrais qu’ils reçoivent quelque chose après ma mort, et quoique je ne sois pas encore très vieux, et que je sois encore autonome, je ne veux pas attendre à la dernière minute pour commencer.

C’est quand même possible que le chalet devienne une partie de l’héritage d’un de mes enfants. Mon deuxième est fou du plein air, et serait probablement content de s’approprier d’une petite place pour amener ses enfants jouer dehors, les petits aiment un peu trop leurs ordinateurs et leurs téléphones intelligents, selon moi (et selon bien d’autres gens qui pensent comme moi !). Ça pourrait être une bonne idée. Ils font du camping parfois, même si les enfants chialent d’être loin de la civilisation pendant deux jours, et virtuellement déconnectés de leurs amis. Par contre, quand ils reviennent à la maison, ça se voit qu’ils ont regagné un peu d’éclat.

Et moi, ce serait en partie parce que je veux avoir du temps pour moi, pour réfléchir, et pour méditer. Ça me ferait le plus grand bien du monde de pouvoir me retrouver seul. C’est ça, un des désavantages d’être en ville : on a l’impression de ne pas être seul, même si entre nos quatre murs, on est bel et bien la seule personne là.

À propos de l’auteur :

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Même si au départ la technologie n’était pas du tout mon créneau de prédilection, j’ai très rapidement développé une véritable passion pour l’internet. C’est grâce à mon jeune garçon – qui m’a initié au Web – que j’arrive maintenant à développer une communauté en ligne. C’est parallèlement à ma carrière de représentant publicitaire que j’écris à chaque semaine des billets de blogue qui parlent d’une panoplie de sujets parlant de tout et de rien. Non mais, quel duo du tonnerre!